français

français 10 : L'histoire du roman, en bref

Depuis ses débuts, le roman ne cesse de se populariser. Œuvre narrative longue, fictive mais cherchant à donner l'impression du réel (contrairement aux contes et aux récits biographiques), il permet par ce biais de combler les besoins humains, et en particulier les besoins du plus grand nombre, qu'il s'agisse d'histoires d'amour, de sexe ou d'aventure. Toutefois, cette nature l'oppose souvent à la morale et à la religion, en particulier en Europe occidentale au catholicisme, la bible étant pendant des siècle : "la seule histoire qui vaille la peine d'être retenue".

Sa structure lui permet également d'explorer la psychologie humaine, et d'avoir parfois une portée un peu moins grivoise.

Constamment retravaillé, étendu et redéfini au cours des siècles, selon les aspirations de chaque époque, c'est peut-être le plus polymorphe des genres.

Pendant l'antiquité :

le roman antique (4ème siècle ap JC), déjà très sentimental et proche du genre humain.

Pendant le moyen-âge :

À partir du moyen âge, L'histoire du roman (en tant que genre) est étroitement lié à l'histoire du roman (en tant que langue). En effet en Europe le latin "pur" laisse progressivement place à des langues régionales, dégradées à partir du latin, et en particulier au "roman", l'ancêtre du français. S'ensuit une production de livres, d'abord en latin, par les élites, puis de plus en plus souvent en langue romane et parfois même, une traduction des livres latins en roman.

On peut citer le roman de chevalerie (aventure + histoire sentimentale, idéal courtois).

Au 15ème siècle : apparition du roman picaresque (qui donnera naissance au roman de formation au XIX).

Pendant la renaissance :

Au 16ème siècle : Rabelais écrit "Gargantua et Pantagruel", une parodie de roman (parodie dans le sens ou le fantastique est exacerbé), pour contourner la censure.

Au 17ème siècle, tout s'intensifie :

- Apparition du roman pastoral : Par exemple "Astrée", d'Honorée d'Urfé. Des romans dans un cadre pastoral (élevage de moutons), du moins tel qu'idéalisé par les bourgeois.

- "Le Roman bourgeois" est écrit, même si c'est plus un ensemble de petites histoires que véritablement un roman...

- "La princesse de Clèves", de madame de la Fayette, un roman psychologique.

Au 18ème siècle : le roman libertin.

Au 19ème siècle : Une importante alphabétisation entraine le développement sans précédent du roman-feuilleton :

- Balzac développe le concept de "retour des personnages" : une façon d'écrire en partant de différents personnages, qui est aussi visible plus tard dans les œuvres de J Tolkien par exemple (avec sa série sur la terre du milieu), et aussi dans certaines séries télévisées contemporaines, comme "heroes")

- Alexandre Dumas, auteur très prolifique (136 œuvres) de Romans populaires ? Mais aussi Maupassant, Stendhal, Flaubert et Zola, entre autres.

Jusqu'à aujourd'hui :

Proust, Céline ("voyage au bout de la nuit" par exemple) ou Camus.

français 9 : les types de texte

- le texte narratif :

verbes d'action/présent ou passé simple/connecteurs temporels

- le texte descriptif :

verbes pouvant être remplacés par être (sembler, paraitre, etc)/imparfait

- le texte explicatif :

présent de vérité générale/connecteurs logiques

- le texte argumentatif :

présent de vérité générale/connecteurs logiques

français 8 : Le présent

différentes utilisations possibles du présent :

A) Le présent d'énonciation : l'action se déroule au moment de la narration :

* par exemple : "en ce moment, je tape".

B) Le présent étendu : vers le passé ou vers l'avenir :

* par exemple : "ces jours-ci, je rendre du cufco à pied"

C) le présent de narration : utilisé dans un récit au passé pour mettre en avant l'action :

* par exemple : "soudain surgit le loup".

D) le présent de vérité générale : celui utilisé dans les proverbes par exemple :

* par exemple : "tant va la cruche à l'eau, qu'à la fin elle se brise".

français 3 : les rythmes dans la phrase

A) L'intonation :
         - protase : phase ascendante,
         - apodose : phase descendante.

B) Le rythme : en rapport avec l'arrangement des propositions.

   - binaire (2 propositions),

   - ternaire (3 propositions),

   - croissant (propositions de plus en plus longues)

   - chiasme : suite de propositions inversant les positions de 
certains éléments les uns par rapport aux autres (A B, B A)

   par exemple : "Absence de preuve n’est preuve d’absence."

   - parallélisme : suite de propositions répétant les positions 
exactes de certains éléments (A B, A B).

   - anaphore : répétition d'un élément au début d'un groupe de 
propositions.

   par exemple :

     « Mon bras qu'avec respect toute l'Espagne admire,
       Mon bras qui tant de fois défendit cet empire
     »

français 7 : phrases et propostions


1) une phrase peut être :

- exclamative (exprimant une émotion particulière : joie, 
colère, étonnement, ...),

- interrogative :

    - Partielle : ne portant que sur une partie de la phrase :
      Par exemple : "quelle note as-tu eu aujourd'hui ?"

    - totale : portant sur la totalité de phrase (réponse binaire):
      Par exemple : "Es-tu allé en cours aujourd'hui ?"

- impérative : avec un verbe à l'impératif ou au subjonctif.

  Par exemple : "finissez cet article.", "Qu'il entre."

- déclarative.

2) Les propositions :

* Une phrase peut être organisée en une ou plusieurs propositions.

(Une proposition est un groupe de mots organisés autour d'un 
verbe, par exemple "j'ai mangé une pomme").

* On peut distinguer plusieurs arrangements :

- une phrase avec une seule proposition = une phrase simple,

- une phrase avec plusieurs propositions = une phrase complexe.

* Les propositions des phrases complexes s'organisent de 
différentes façons :

     - les propositions indépendantes :
       "j'ai mangé une pomme, on s'en fiche".

     - les propositions coordonnées : reliées par une 
       conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, 
       car) : "j'ai mangé une pomme et on s'en fiche".

     - les propositions subordonnées : composées d'une 
       proposition principale "j'ai mangé une pomme" et d'une 
       proposition subordonnée "alors qu'on s'en fiche".

* Les propositions subordonnées peuvent être :

     - relatives : introduites par un pronom relatif (qui,
       que, quoi, dont, où, lequel, laquelle...) et servant le
       plus souvent d'expansion du nom.
         Par exemple : "j'ai mangé une pomme qui était bonne".

     - conjonctives (introduites par une conjonction de subordination) :

      -> circonstancielles (elles précisent la principale) :
         - de temps : (je viendrai dès que minuit sonnera)
         - de condition : (je viendrai si j'ai le temps),
         - de conséquence : (je viendrai pour que tu 
           m'aide),
         - de cause : (je viendrai parce que tu boude),
         - de comparaison : (venez comme vous êtes).

      -> complétives (elles complètent la principale) :
          Par exemple : Je pense que je viendrai.


3) différents rythmes possibles :

   * intonation :
         - protase : phase ascendante,
         - apodose : phase descendante.

   * rythme : en rapport avec l'arrangement des propositions.
         - binaire (2),
         - ternaire (3),
         - croissant (de plus en plus long)

français 6 : analyser un texte

1) repérer les isotopies en fonction de la question demandée pour orienter l'analyse. Par exemple une analyse visant à déterminer le système d'énonciation incitera à chercher les indices personnels, spatio-temporels et les modalisateurs. ;)

français 5 : faire le résumé d'un texte

Un résumé est une version plus brève d'un texte de départ qui essaie
néanmoins d'en restituer l'essentiel et d'en conserver la dynamique.

* Il doit être :

- objectif : résumer le texte comme si on était l'auteur original,

- clair : reformuler si nécessaire, dégager l'essentiel,

- concis : ne pas faire de citation, employé des termes génériques, respecter le nombre de mots demandé si nécessaire.

* Respecter la dynamique du texte, son ordre, son registre lexical.

/!\ indiquer en bas du résumé le nombre de mots consommés. /!\

français 4 : l'énonciation

L'énonciation dans le texte :

1) Qui parle à qui ?

 - le locuteur,
 - le destinataire,
 - le récepteur (présent mais l'énoncé ne lui est pas adressé).

2) L'ancrage :

  - un locuteur peut être ancré ou coupé de la situation d'énonciation,

  a) indices d'ancrage :

     * les indices personnels :
        - les pronoms : je, tu, nous, vous,
        - les déterminants possessifs : ma, mon, mes,

     * les indices spatio-temporels
       déictiques (relatifs à un interlocuteur) :
        - à gauche, ici, aujourd'hui, etc.

     * les modalisateurs (indices de jugement) :

        - épistémique : évoquant le doute ou la certitude
           - adverbes : peut-être, sans doute,
           - verbes : sembler, douter, paraitre
           - adjectifs : possible, vrai, probable,
           - verbes au conditionnel.

        - axiologiques : péjoratifs ou mélioratifs
           - adjectifs : repoussant, beau, bon, mauvais,
           - adverbes : hélas !, heureusement.

        - de volonté ou devoir :
           - verbes : falloir, être, devoir, vouloir,
           - adjectifs : nécessaire, permis, refusé,
           - verbes à l'impératif.

        - phrases interrogatives/exclamatives, selon le contexte.

  b) indices de coupure :

        - pas d'indices d'énonciation,
        - emploi massif de la troisième personne (il),
          (appelé aussi tour impersonnel)
        - repérage spatio-temporel : au sud de Paris, à Angers, ...
        - emploi du présent,
     OU - emploi du passé simple : passé éloigné du moment du récit.

français 2 : les figures de style

Les figures de style :

1) Une comparaison : Tu es comme une rose.

   OBLIGATOIREMENT :
      Un comparé (Tu)
    + un outil de comparaison (comme)
    + un comparant (un rose).

   Le comparé est distant du comparé.

2) Une métaphore in praesentia (en présence) : Tu es une rose.

   - présence du comparé,
   - pas d'outil de comparaison,
   - comparé+comparant.

3) Une métaphore in absentia (en absence) : Ma rose s'est fanée.

   - absence du comparé,
   - comparé confondu avec le comparant.

... une métaphore peut être filée : sur plusieurs lignes.

4) Un euphémisme : une façon atténuée de s'exprimer.

5) Une antithèse : (exceptionnellement, comme j'adore la
définition donnée dans wikipédia) :

"L'antithèse (substantif féminin), du grec anti ("contre") et 
thesis ("idée, argument") soit antithesis : "opposition", est une 
figure de style qui consiste en un rapprochement, à l'intérieur 
d'une structure syntaxique binaire et équilibrée, de deux termes 
de même nature qui s'opposent sémantiquement."

6) La question rhétorique : une fausse question destinée à 
garder ou à susciter l'intérêt du lecteur interpellé.

Français 1 : argumentation :

argumenter c'est chercher à obtenir l'adhésion de l'autre.
(cours commun avec "savoir répondre à une question")

1) lire et décortiquer l'énoncé (ou la question) : repérer les mots clés :

 exemple : analyser l'énonciation dans l'Étranger

    => mots clés : analyser, énonciation, L'Étranger.

    - analyser : argumenter à partir du texte
    - énonciation : cours sur l'énonciation
    - l'Étranger : œuvre littéraire.

2) Élaborer le plan logique :

    - définir les points importants du cours

    - construire un plan avec le modèle :
      Introduction
      thèse, arguments, exemples
      antithèse, arguments, exemples
      synthèse

3) expression écrite :

      - commencer chaque paragraphe par un alinéa,
      - parler en "nous" (nous remarquons...),
      - pas de phrases trop longues,
      - vérifier les fautes.

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